Présentation et objectifs du blog

Bonjour, peux-tu te présenter rapidement ?

Bonjour Nathan. Je me prénomme Clément, alias le Petit Actionnaire. Je suis un jeune père de famille d’une trentaine d’années qui apprécie grandement le concept d’Indépendance Financière. Fonctionnaire territorial en bas de l’échelle, mes revenus sont limités. Néanmoins, une bonne gestion financière me permet d’investir, chaque mois, quelques centaines d’euros sur les marchés financiers. De plus, j’anime et j’alimente mon propre site, dédié à mes investissements ainsi qu’à l’Éducation financière : https://petit-actionnaire.fr

En outre, je suis l’auteur d’un ouvrage auto-édité et intitulé le guide de l’Éducation financière. Celui-ci s’adresse à toute personne souhaitant prendre en main sa gestion budgétaire.

Interview blog le petit actionnaire

Pourquoi as-tu créé ton blog ? Quelles sont tes motivations ?

À l’origine, mon site avait pour but de présenter mes investissements boursiers. Il m’est rapidement apparu que cela n’intéresserait pas grand monde. Une faible capacité d’épargne couplée à une trop jeune expérience d’investisseur ne jouait pas vraiment pour moi. C’est à partir de là que j’ai ouvert mon site à des contenus rédactionnels plutôt orientés « gestion budgétaire » et « Éducation financière ».

Aujourd’hui, mon site a bien grandi. Il compte plus de 150 articles et affiche plusieurs milliers de pages vues par mois. Si à l’échelle d’internet j’ai bien conscience d’être un nain, je suis néanmoins grandement satisfait de cette évolution au fil du temps.

Malgré tout cela, ma motivation est toujours restée la même : LE PARTAGE ! Expériences, connaissances, idées… Tout est bon à échanger. C’est pour cette raison que je me refuse à mettre la moindre restriction / publicité sur mon site et qu’il reste (et restera) 100% accessible et gratuit.

L’Investisseur en bourse : une approche « dividende »

Quel type d’investisseur es-tu ? Comment te décrirais-tu ?

Je suis un investisseur plutôt prudent. Le terme de « bon père de famille » me conviendrait assez bien. J’ai beau n’investir que de l’argent que je peux me permettre de perdre… je fais tout pour ne pas le perdre ! Aujourd’hui, mon portefeuille représente plus d’une année de mes revenus. C’est conséquent. Il se compose d’une vingtaine de sociétés françaises que j’estime être solide.

Je me considère donc comme étant quelqu’un de raisonnable, qui ne cours pas après l’appât du gain. Je préfère un « 5% annuel sans prise de risques excessive » plutôt que « 20% annuel avec le risque de tout perdre du jour au lendemain ».

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta stratégie en bourse ? Comment sélectionnes-tu tes entreprises ? À quelle fréquence achètes-tu des actions?

J’investis uniquement sur des sociétés françaises ayant un bon et long historique en terme de versement de dividendes. C’est-à-dire que mon principal critère d’investissement est la capacité de la société à assurer le versement d’un dividende à minima stable. L’idéal étant évidemment d’avoir des sociétés susceptibles d’augmenter leur dividende chaque année sur de longues périodes. Aussi, mon portefeuille n’est constitué que de sociétés n’ayant, soit jamais baissé leur dividende, soit ne l’ayant plus baissé depuis au moins une dizaine d’années.

Le niveau de rendement des actions n’est pas, pour moi, un critère d’investissement. Je possède tout aussi bien des sociétés en croissance régulière avec un faible rendement de 1,5 ou 2% (L’Oréal, LVMH, …), que des sociétés matures offrant des rendements de l’ordre de 5% (Bouygues, Total, …). J’ai même, via des « foncières », des sociétés offrant des rendements tournant autour de 7 à 10% (Unibail Rodamco Westfield, Mercialys).

Année après année je vise la perception de montant croissant de dividendes. Pour cela, je réinvestis la totalité de ceux que je perçois durant l’année. De plus, chaque mois, je renforce mon portefeuille, quel que soit le niveau des marchés. Cela me permet de « lisser » mes investissements, tant à la hausse qu’à la baisse.

Pourquoi penses-tu que ta stratégie est la bonne ? Car la plupart des gens cherchent de la plus-value en bourse….

En bourse, il n’y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » stratégie. Si cette stratégie dividendes me convient à moi, ce n’est pas pour autant qu’elle conviendra à un autre investisseur. Chacun a ses propres objectifs ainsi que des contraintes qui lui sont propres.

Ce qui me convient dans la stratégie dividendes, c’est sa relative facilité à mettre en place. Tout du moins en comparaison avec d’autres stratégies nécessitant des capacités d’analyses que je ne possède pas. Aussi, je suis tout bonnement incapable de déceler une société sous-valorisée laquelle pourrait offrir une magnifique plus-value à échéance de quelques mois / années.

Ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas possible de réaliser de belles plus-values avec l’achat de sociétés à dividendes. Seulement, ce n’est pas l’objectif premier.

Est-ce compliqué de suivre sa stratégie initiale ? Par exemple, lorsque le marché baisse, ou quand tu as besoin de liquidité…

Tout dépend de la psychologie de chaque investisseur. Personnellement, j’ai une préférence pour les achats en période baissière. Cela comporte inévitablement des risques, mais cela permet également de payer mes acquisitions moins chères. Me trouver en situation de baisse du marché n’est donc pas quelque chose qui m’inquiète outre mesure. Bien au contraire. J’aurais mes tendances à dire que j’attends avec impatience le prochain krach boursier !

Loin de moi l’idée de dire que ce sera une partie de plaisir. J’ai bien conscience des difficultés et des répercussions que peut avoir un krach sur la vie de millions de personnes. Par contre, en tant qu’investisseur, c’est le moment parfait pour tester ses propres limites psychologiques et de résistance au stress. Voir son portefeuille afficher -50% (ou pire) sans en être affecté plus que cela, c’est fort.

Un krach boursier (où, à défaut, une grosse correction) est également le moment idéal pour acheter à peu de frais de très belles sociétés à prix « cadeau ». Une forte baisse des marchés est donc une occasion hors du commun de créer / renforcer un portefeuille d’actions solides.

Pour ce qui est d’un éventuel besoin de liquidités, je me protège de plusieurs façons :

  • Pour ne pas avoir à revendre mes actions au pire des moments et dans l’urgence, je n’investis que de l’argent qui ne m’est pas nécessaire pour vivre à court et moyen terme. Aussi, un investissement ne doit en aucun cas être réalisé sans avoir, au préalable, constitué une épargne de secours conséquente. Celle-ci devant permettre de faire face à un gros coup dur sans devoir chercher des fonds à gauche et à droite.
  • Il est également très important de posséder des liquidités afin de pouvoir acheter des actions en cas de baisse sensible des marchés. Pour moi qui suis investi à 100%, cela passe par une couverture de mon portefeuille via un produit dérivé. Ainsi, si le marché baisse, cette baisse me permettra de libérer des liquidités sans avoir besoin de liquider la moindre de mes lignes d’action.

Outils d’investissement et vision à 5 ans.

Quelle enveloppe fiscale utilises-tu et pourquoi ?

À l’heure actuelle, la quasi-totalité (98%) de mes actions est détenue au sein d’un CTO (Compte Titre Ordinaire). D’un point de vue fiscal, ce n’est pas un choix optimal. Cependant, l’idée derrière ce support d’Investissement était de pouvoir compter sur sa « souplesse » au niveau de la gestion afin de pouvoir retirer, si besoin, des fonds.

Maintenant que mes investissements sur CTO représentent plus d’une année de mes revenus professionnels, j’ai décidé de me focaliser sur mon PEA (Plan Épargne en Actions). Si il est moins souple (plus restrictif) que le CTO, sa fiscalité en fait un support d’Investissement incontournable. C’est ainsi que depuis quelques semaines, j’effectue mes renforcements mensuels sur mon PEA.

Où te vois-tu dans 5 ans ?

Dans cinq ans, j’espère que je serai toujours en mesure d’investir régulièrement sur les marchés boursiers. L’idée étant pour moi de me créer des revenus passifs afin de pouvoir me permettre de réduire mon temps de travail.

Je considère que le plus important, dans notre monde moderne, n’est pas l’accumulation d’argent, mais bien le temps dont on dispose. Certains vont s’user jusqu’à la moelle jusqu’à soixante ans ou plus pour accumuler toujours plus. Personnellement, c’est maintenant, dans la trentaine, que j’estime avoir besoin de temps.

Voir ses enfants grandir ça ne peut pas se rattraper, et cela ne s’achète pas. Le passé reste figé à jamais et le futur est totalement incertain. Il est donc absolument nécessaire de vivre au présent. Car vivre son présent, c’est ne pas avoir de regrets dans l’avenir et être riche de souvenirs.

Le Petit Actionnaire

PS : Retrouvez également mon interview sur le site du Petit Actionnaire : Mon interview

Agissez maintenant pour votre futur,

Nathan


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